QUIMPER FINISTERE BRETAGNE
Le gouvernement a lancé mercredi une campagne pour soutenir son grand emprunt. Cette campagne est contestée par le PS qui en demande l'annulation en soulignant, à moins d'un mois des régionales, "l'obligation de neutralité de l'Etat".
Campagne de promotion du grand emprunt dans la presse. © AFP
Marianne sous les traits d'une jeune femme enceinte: c'est l'illustration choisie par le gouvernement pour la campagne de promotion du grand emprunt qui a démarré mercredi, après celle, massive, pour le plan de relance de l'économie.
"Ni trop belle, ni trop
laide"
"C'est une allégorie publicitaire de la Marianne" qui "fait le boulot de nous projeter dans l'avenir", ajoute-t-il. Sa tenue
blanche associée à "la pureté cristalline, représente ce beau moment de la maternité qui incarne tout le potentiel de ce grand emprunt".
Pourquoi avoir retenu cette couleur symbole de la monarchie et rarement utilisée à elle seule pour habiller Marianne? "Ca ne nous a pas du tout
gênés. Ce n'est pas un sujet d'incarnation politique, mais une incarnation de la Nation, de la France dans toute sa noblesse", répond l'intéressé. Au moment où le gouvernement
entend ne pas réduire l'identité nationale à une uniformité culturelle, l'agence publicitaire réfute la moindre signification politique, assurant que la future maman, "normale, ni
trop belle, ni trop laide" et son costume ont été choisis "antérieurement" au débat lancé par le ministre de l'Immigration Eric Besson.
Voilà donc pour le symbole. Place maintenant à la polémique. Pour ces premiers encarts, le budget est de 975.000 euros, a précisé le SIG qui veut
ainsi "mieux faire connaître les objectifs et les principaux secteurs d'investissement du grand emprunt". Le PS a dénoncé à ce titre un
"scandale politique, démocratique et budgétaire dans cette campagne qui est à ses yeux "une propagande politique au service des listes de l'UMP aux frais du contribuable". Le
grand emprunt sera en partie prélevé sur les marchés financiers (22 milliards). Une autre partie viendra des fonds récemment remboursés par les
banques à l'Etat. Il pourrait y avoir une seconde vague au printemps, indique le SIG, dirigé par l'ancien publicitaire et ami de Nicolas Sarkozy
Thierry Saussez, qui orchestre les campagnes des réformes gouvernementales