LANGUE ET IDENDITE BRETONNE Par Pierre Donnars Pierre Donnars, 52 ans, N°2 sur la liste, expert-comptable, Frugy Chaque citoyen quimpérois porte, pour des raisons historiques, une responsabilité
particulière devant toute la Bretagne, en matière d’identité régionale et de survie de la langue bretonne. Personne ne doit accepter qu’une langue meure, et encore moins si elle a été celle de vos
parents et aïeux depuis d’innombrables générations. Se revendiquer breton, en être fier, constitue une part de la culture de chacun et un élément essentiel de la construction de la personnalité,
par le sentiment d’appartenance, pour les jeunes qui manquent souvent de racines dans notre société ou seul l’argent est roi. La défense de l’identité bretonne et de sa langue ne se conçoit
évidemment que dans un cadre respectueux des règles démocratiques et de notre république. Tout citoyen, tout breton de cœur, se doit de rejeter définitivement tout recours à quelque forme d’action
violente, quelle qu’elle soit. L’UDB n’a jamais su rassembler vraiment les défenseurs des intérêts bretons. Cette formation, en acceptant un accord politique local avec le parti socialiste accepte
le baiser de la mort et signe un jour de deuil pour la langue bretonne. La Bretagne doit montrer l’exemple, et éclairer le chemin des autres régions de France qui seraient moins sures de leur
histoire et de leur unité, pour la construction de la future Europe des régions. La Bretagne possède la taille économique et démographique, et le climat apaisé, nécessaires pour être emblématique
de l’effort de décentralisation auquel notre pays n’échappera pas dans les prochaines années. La commune de Quimper porte, avant toute autre, une responsabilité dans l’avenir de la langue bretonne.
En effet elle est la plus grande ville , au travers des siècles, à avoir été bretonnante. Les populations Rennaise, Brestoise et Lorientaise ont été principalement d’expression francophone.
QUIMPEROIS ! La survie de la langue bretonne est entre vos mains ! Il est inconcevable que la langue disparaisse alors que l’on constate un bouillonnement admirable dans tant d’aspects de la
culture bretonne : bagadou, cercles, littérature, histoire, créations musicales… En six ans, les élus qui conduisent notre liste ont insufflé une accélération et un nouvel espoir à l’apprentissage
du breton, apprentissage qui avait été limité, voire insidieusement freiné par les équipes municipales précédentes. En permettant et encourageant le doublement des écoles Diwan, des filières
bilingues des écoles publiques, en relogeant le collège Diwan, en appuyant sans restriction l’installation au collège BRIZEUX d’une filière bilingue en cycle secondaire, en relogeant Kelenn, le
centre de formation des enseignants vos élus ont tout simplement DOUBLE les capacités d’apprentissage du breton offertes au familles. Ces premières années du nouveau siècle, à elles seules, ont
compté plus que tout le siècle précédent, dans l’effort de survie de la langue. Mais il faut aller plus loin : La ville de Quimper doit accompagner et financer la construction d’un nouveau collège
Diwan, y compris un internat décent pour des élèves qui doivent être traités à la même hauteur que tous les autres élèves. Nous avons procédé à une réservation foncière dans ce but. Il ne faut pas
briser l’action. La ville de Quimper doit accompagner le réseau des écoles communales et privées, et les efforts de leurs équipes enseignantes, dans l’initiation à la langue bretonne, sans
préjudice de l’appui qu’elle fournit à l’apprentissage des langues vivantes. La ville de Quimper doit aller plus loin dans l’usage au quotidien, au jour le jour, de la langue bretonne. En sa
qualité de capitale administrative du Finistère, Quimper doit revendiquer de la part de Rennes, la décentralisation vers notre commune, d’un certain nombre de services administratifs du conseil
régional de Bretagne, les services de la culture ou de l’environnement par exemple. La commune de Quimper doit poursuivre et amplifier son aide à l’association TI AR VRO et à toutes les
associations qui agissent en faveur de la culture bretonne, sous toutes ses formes. La commune de Quimper doit œuvrer, à la mesure des ses moyens et de son audience, à la régionalisation de la
redevance audiovisuelle, qui est un véritable impôt, pour affecter les ressources à la création d’un véritable audiovisuel breton : radio, télévision, aide à la presse, école régionale de
journalisme, et aide à la professionnalisation des acteurs culturels et artistiques. La ville de QUIMPER se doit d’être une ardente avocate de la reconstitution du territoire historique de la
Bretagne, par le rattachement du département de la Loire Atlantique, conformément aux décisions démocratiques de l’assemblée du Conseil Général de ce département, et de l’assemblée du Conseil
Régional de Bretagne.