QUIMPER FINISTERE BRETAGNE
A distance, les histoires d’amour finissent mal, celle de Sarkozy et Ben Ali avait commencé en mai 2008, Sarkozy élu depuis un an au poste de président de la république était reçu par son homologue tunisien. Au cours du diner de bienvenue, Nicolas impatient de détendre l’atmosphère avait glissé à l’oreille de son homologue, « est-ce que je peux t’appeler Ben ? Le président tunisien lui avait répondu « Non, Nicolas, mon prénom c’est Zine El Abidine, mais tu peux m’appeler Zine ».
L’histoire d’amour venait de commencer.
Sarkozy fut le premier président français à entretenir une relation aussi intime avec le président tunisien. Les précédents présidents français se montraient réservés par rapport à la situation des droits de l’homme en Tunisie, et n’hésitaient pas à faire part de leur préoccupation. Chose qui avait tendance à énerver les copains chefs d’entreprise de Nicolas, parce que, eux, aimeraient bien être copain avec Ben Ali.
Alors pour Nicolas Sarkozy les barrières devaient tomber, au lendemain de sa rencontre avec Ben Ali, Nicolas déclarait « n'avoir pas de leçons à donner en matière de droits de l'homme au président Zine El Abidine Ben Ali. »
De retour à Paris, les liens restaient étroits, Nicolas appelait son ami une fois par semaine, lui conseillait régulièrement ses amis, chefs d’entreprise.
Jusqu’à il y a 4 semaines, des éléments extérieurs venaient ombrager la belle relation. Ces éléments extérieurs :
quelques manifestants. Nicolas appelait alors son ami : « Ben, je vais t’envoyer Alliot, c’est ma spécialiste en matière de répression des manifestations ». Alliot intervenait
alors au parlement pour proposer ses services de police à la police de Ben Ali, selon elle, on peut réprimer avec force sans pour autant être obligé de tuer: "brimer sans le sang" telle était sa
devise. Les policiers français avaient reçu une formation sur le sujet, « leur savoir-faire était reconnu dans le monde entier ». Il est vrai que la même formation n’était pas proposée
aux policiers tunisiens.
Mais, trop tard, les sentiments
n’étaient plus là. Hier, Ben Ali demande à Nicolas l'asile, celui-ci refuse. Morale de l’histoire, les leçons en matière de droits de l’homme sont utiles, surtout à ses amis dictateurs.