QUIMPER FINISTERE BRETAGNE
La situation à laquelle sont aujourd’hui confrontés les salariés de Gad, après ceux de Doux, de Marine Harvest, Tilly, de Jean Caby, de Boutet-Nicolas est insupportable. Il nous faut d’abord être solidaire et au plus près de l’ensemble des salariés bretons qui aujourd’hui subissent de plein fouet les conséquences de choix industriels, de stratégies économiques malheureuses. Le rôle de l’Etat est de tout mettre en oeuvre pour les accompagner vers le retour à l’emploi. En faisant aussi pression sur les entreprises pour qu’elles assument leurs responsabilités auprès de leurs salariés. La manifestation du 2 novembre dernier a fait apparaître la demande de nombreux citoyens d’une action forte et globale de l’Etat pour soutenir les emplois et la filière agro-alimentaire de notre région.
Le gouvernement les a entendus et a lancé, depuis le 16 octobre dernier, les échanges autour du Pacte d’Avenir Breton. Mais certains avaient cru bon de claquer la porte avant même le
début des débats. Poursuivre la politique de la chaise vide pratiquée jusqu’alors par les élus UMP, le MEDEF ou la FDSEA ne serait pas responsable. Aujourd’hui nous devons tous être
tournés vers un objectif clair : construire un pacte d’avenir qui soit le plus ambitieux possible. Pour réussir, pour que cela prenne rapidement forme, il faut que nous soyons tous
présents autour de la table.
Salariés, agriculteurs, collectivités territoriales, syndicats patronaux doivent tous être présents : il faut jouer collectif !
Ce plan d’avenir doit ainsi aborder de nombreux volets. Il n’y a pas que l’agro-alimentaire. Le numérique, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, les
infrastructures…tout doit être posé sur la table car tout est connecté.
Notre région a clairement les moyens d’un rebond et les forces vives ne manquent pas. Mais nous héritons aussi d’un modèle agricole qu’il faut faire évoluer. Volumes à bas coûts pour le
poulet et le cochon, faibles marges, manques d’innovations… Ce temps-là est probablement derrière nous. Il faut faire évoluer le système sur le long terme. On ne peut changer en
quelques semaines les "logiciels de pensées". Il faut donc que l’on se saisisse pleinement de ce pacte d’avenir et que chacun y apporte sa contribution.