Par David QUIMPER FINISTERE BRETAGNE FRANCE EUROPE TER
Ali Soumaré : la droite prise en flag Ils ont visé bas… et ils ont raté. Il était déjà passablement crapuleux d’aller fouiller dans le passé du candidat Ali Soumaré pour exhumer ses condamnations
et tenter de le discréditer, en se servant de l’indiscrétion d’un fonctionnaire, sans doute illégale. Se livrant à cette vile manœuvre, le maire de Franconville agissait en mouchard assisté d’une
balance. A l’exception de Chantal Jouanno, qui a réagi de manière honorable, il était aussitôt épaulé par plusieurs responsables UMP, qui ont confondu le tréfonds des sondages, où ils se trouvent,
avec les bas-fonds de la politique. Ceux-là oubliaient que d’autres élus ont été condamnés et qu’il est de tradition, une fois la peine purgée, de considérer qu’ils ont, comme on dit, «payé leur
dette à la société». Mais on constate surtout que les accusations portées n’étaient pas seulement sordides. Elles étaient calomnieuses. Ces pieds nickelés de la médisance ont confondu un Ali avec
un autre, ce qui en dit long sur leurs préjugés. Jean-Pierre Mignard, avocat d’Ali Soumaré, veut porter plainte pour trois délits, violation de la présomption d’innocence, atteinte au secret
professionnel et diffamation. S’il est suivi par la justice, la commune de Franconville sera ainsi dirigée par un délinquant. Il dira peut-être qu’il n’est pas «récidiviste chevronné». C’est exact
: au lieu de passer d’un délit à l’autre, il les a commis en même temps. S’il est fidèle à lui-même, il devra aussitôt démissionner.